Quand une porte s' ouvre juste un peu, un petit tressaillement, dans le son claquant du loquet déverrouillé... et que nous pouvons apercevoir la clarté qui filtre par l' entrebâillement...
Alors... tout est possible, celui qui se tapissait au plus profond de nous, qui nous avait peu à peu quitté jusqu' a se recroqueviller sous la dernière feuille morte de notre arbre d 'espoir frémit, et recommence à bouger.
Alors, omnibulés par cette promesse d avenir, par cette vie inconnue qui peut être s offrera à nous se concrétise.
On touche du doigt cet éphémère possible, cet indescriptible "je ne sais pas", et, menés par notre curiosité somme toute humaine, nous espérons que cette porte s 'ouvre... juste un peu plus...
Juste un peu plus, pour qu' enfin nous puissions continuer à vivre pour notre futur, que nous puissions lutter dans ce présent pour la promesse de notre avenir, pour la réalisation de tous nos projets.
Une porte, puis deux, puis peut être trois s 'entrebâillent et me laissent là, guettant les lueur d espoir qui s offre à moi.
Je ne veux pas y croire, mais si je n' y crois pas, autant tourner le dos.
Je ne veux pas me réjouir, mais si je ne me réjouis pas, alors autant m' asseoir,
Je ne veux pas avoir d 'espoir... mais si je n' ai pas d 'espoir, alors pourquoi me tenir debout?
Non, je regarde, je spécule, je projette, je n' avance pas... non, pas tant que la porte ne se sera pas ouverte, juste un peu plus.
Pas tant qu' une main bienveillante ne m' aura pas invitée a la rejoindre.
Mais ce qui est bien, dans mes portes ouvertes vers mon troisième enfant venu d ailleurs, c 'est que elles peuvent toutes s ouvrir en même temps.
Elles peuvent aussi se refermer, toutes, mais si je m assoie, si je tourne le dos, il est certain que je ne les verrai pas.
Alors je la regarde la lumière, je la contemple même, je la scrute assez fort pour que ces mains bienveillantes me sentent, là juste derrière.
Je suis maman déjà, de 3 enfants.
La seule différence est que je ne connais pas encore mon dernier enfant.
A moi d 'être là à l' ouverture de la porte qui me mènera jusqu' à lui.
En procédure d' adoption pour un petit bout de chou du Viet nam, notre aventure...
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lundi 5 décembre 2016
dimanche 13 juillet 2014
A toi qui m attend
Je sais que tu attend, les yeux rivés sur celles qui prennent soin de toi, la personne qui saura te prendre dans ses bras avec un coeur de maman.
Je sais que tu respires, en meme temps que moi, sous le meme ciel, sur la meme terre, mais que tout nous separe.
Je ne sais pas qui tu es, je ne connais ni ta voix, ni tes yeux, ni ton grain de peau.
Je n ai pas pu sentir encore l odeur que tu portes, et je n ai pas pu te presser encore pres de mon coeur.
Je sais que tu es la, quelque part, dans cet infini qui s ouvre a moi.
Je sais que tu respires, en meme temps que moi, sous le meme ciel, sur la meme terre, mais que tout nous separe.
Je ne sais pas qui tu es, je ne connais ni ta voix, ni tes yeux, ni ton grain de peau.
Je n ai pas pu sentir encore l odeur que tu portes, et je n ai pas pu te presser encore pres de mon coeur.
Je sais que tu es la, quelque part, dans cet infini qui s ouvre a moi.
Depuis cet appel, je suis une maman dans l ame, mais pas dans les faits.
Depuis cet appel, je pense a toi quand tu ne sais pas encore que j existe.
Depuis cet appel, mon coeur s ouvre puis se ferme au grés de mes crises d angoisses.
Depuis cet appel je n ai jamais eu aussi peur de perdre ce que je n ai pas encore.
Depuis cet appel, je pense a toi quand tu ne sais pas encore que j existe.
Depuis cet appel, mon coeur s ouvre puis se ferme au grés de mes crises d angoisses.
Depuis cet appel je n ai jamais eu aussi peur de perdre ce que je n ai pas encore.
Quand je me leve, quand je mange, quand je m occupe de mes enfants, quand je me couche, a tout instant, je m interroge... que fais tu? Ou es tu? Peut etre es tu malade, ou bien peut etre fait tu la sieste, peut etre reclames tu les bras de l une de tes nourices, peut etre prend tu le dernier biberon de ta journee de bébé, non consciente de ce qui se trame et des emotions qui sont en jeu.
Je suis la, je me prepare, patiemment, a revevoir cet appel qui me diras enfin si ce sentiment que j eprouve là, au fond de mes tripes, pourra transformer cette attente et cette annonce en l un des moments les plus heureux de ma vie.
Je suis la, et je ne suis pas prete a te laisser partir.
Et j ai peur...
Car je ne t ai jamais eu dans mes bras,
Mais je t ai eu dans mon coeur.
Car je ne t ai jamais bercee a la nuit tombee,
Mais je me suis accrochée a l espoir de le faire.
Car je ne sais pas comment tu t appelles,
Mais je sais qui tu es dans mon coeur...
Je suis la, et je ne suis pas prete a te laisser partir.
Et j ai peur...
Car je ne t ai jamais eu dans mes bras,
Mais je t ai eu dans mon coeur.
Car je ne t ai jamais bercee a la nuit tombee,
Mais je me suis accrochée a l espoir de le faire.
Car je ne sais pas comment tu t appelles,
Mais je sais qui tu es dans mon coeur...
J' attend,
Ce coup de telephone,
Cette consécration,
Continues a croire qu une maman viendra.
Elle n a peut etre jamais ete aussi proche.
Je n ai jamais ete aussi prete.
Ce coup de telephone,
Cette consécration,
Continues a croire qu une maman viendra.
Elle n a peut etre jamais ete aussi proche.
Je n ai jamais ete aussi prete.
samedi 10 mai 2014
Ce petit Troisieme...
Ce petit troisième...
Celui qui est dans mon cœur, mais qui ne sera jamais dans mon ventre. Celui qui pourtant est dans ma tête, tous les jours que Dieu fait.
Celui qui est dans mon cœur, mais qui ne sera jamais dans mon ventre, même si j' éprouve cette sensation de " grossesse", avide de la fin, de la connaissance, de ce premier regard....
Celui pour lequel nous nous mettons à nu depuis plus d un an.
Celui qui fera de moi cette vraie maman, celle qui ne le deviens pas pour se sauver elle même ( cf article "sauvetage").
Je ne saurai expliquer cette sensation, cette envie...
On m a demandé de l expliquer tant de fois, on m a demandé de mettre tant de mots dessus que cela en devient déroutant.
Être maman, devenir maman, cela est il si réfléchi? N y a t il pas une part de " tripes" dans cette envie la?
Pommier et moi nous sommes tournés vers l' adoption car je ne suis pas en mesure de porter ce troisième enfant sans mettre ma vie en danger.
Nous nous sommes posé, je crois, les bonnes questions. A savoir les difficultés d attachement, les difficultés psychologiques et les besoins innérants au passé de cet enfant qui n' aura pas été mien depuis sa naissance, un enfant que je n aurai pas su protéger dés ses premiers instants.
Mais ce petit troisième... celui la même que j essaie de ne pas m imaginer, garçon ou fille... bébé ou petit enfant... je me rend compte qu il est dans mes tripes quand même. J en parle comme s' il ou elle était déjà là. Je prend des décisions, je conçois ma maison, je tisse ma vie actuelle et future autour de lui/elle.
Je m' engage, sans m en rendre vraiment compte, un peu plus chaque jour, vers ce futur commun.
Cet enfant, je l' attend, impatiemment...
Il me tarde de voir sa frimousse, d entendre sa voix. De sentir son odeur, même si elle n' est pas mienne. Je prépare sa vie future déjà... avec sérénité parfois et inquiétudes aussi.
Mais il est la... ce petit troisième...
Dans mes tripes, dans ma tête...
Et même si on nous a donner le droit de nous mettre en quête de lui, même si nous avons "postulé" dans beaucoup de conseils généraux de France, nous ne l aurons peut être jamais.
Je n' arrive pas a me faire a l idée...
Alors je regarde devant, j essaie de ne pas me dégoûter de l' attente...
Et je rêve...
Je rêve de cette famille a 5... comme les 5 doigts de ma main...
Et je rêve... de cet enfant qui fait déjà partie de mes tripes et qui j espère entrera vite dans mon cœur.
Mais ce que j espère plus que tout...
C est d entrer dans le sien....
Telle est la vraie question de la parentalité adoptive.
Malgré toute notre motivation, notre amour a revendre, notre enthousiasme, notre empathie, Le lien se fait a 3: les parents et l' enfant....
Et si ça ne marchait pas?
Et si il ne m' aimait pas?
Et si l adoption ne se faisait tout simplement jamais?
Je me laisse aller a croire qu un jour tout cela sera dernière nous,
Quand je serrerai dans mes bras ce petit corps d enfant... mon troisième enfant... le petit dernier... celui qui aura été tant attendu et pour lequel nous auront tant lutté.
Celui qui est dans mon cœur, mais qui ne sera jamais dans mon ventre. Celui qui pourtant est dans ma tête, tous les jours que Dieu fait.
Celui qui est dans mon cœur, mais qui ne sera jamais dans mon ventre, même si j' éprouve cette sensation de " grossesse", avide de la fin, de la connaissance, de ce premier regard....
Celui pour lequel nous nous mettons à nu depuis plus d un an.
Celui qui fera de moi cette vraie maman, celle qui ne le deviens pas pour se sauver elle même ( cf article "sauvetage").
Je ne saurai expliquer cette sensation, cette envie...
On m a demandé de l expliquer tant de fois, on m a demandé de mettre tant de mots dessus que cela en devient déroutant.
Être maman, devenir maman, cela est il si réfléchi? N y a t il pas une part de " tripes" dans cette envie la?
Pommier et moi nous sommes tournés vers l' adoption car je ne suis pas en mesure de porter ce troisième enfant sans mettre ma vie en danger.
Nous nous sommes posé, je crois, les bonnes questions. A savoir les difficultés d attachement, les difficultés psychologiques et les besoins innérants au passé de cet enfant qui n' aura pas été mien depuis sa naissance, un enfant que je n aurai pas su protéger dés ses premiers instants.
Mais ce petit troisième... celui la même que j essaie de ne pas m imaginer, garçon ou fille... bébé ou petit enfant... je me rend compte qu il est dans mes tripes quand même. J en parle comme s' il ou elle était déjà là. Je prend des décisions, je conçois ma maison, je tisse ma vie actuelle et future autour de lui/elle.
Je m' engage, sans m en rendre vraiment compte, un peu plus chaque jour, vers ce futur commun.
Cet enfant, je l' attend, impatiemment...
Il me tarde de voir sa frimousse, d entendre sa voix. De sentir son odeur, même si elle n' est pas mienne. Je prépare sa vie future déjà... avec sérénité parfois et inquiétudes aussi.
Mais il est la... ce petit troisième...
Dans mes tripes, dans ma tête...
Et même si on nous a donner le droit de nous mettre en quête de lui, même si nous avons "postulé" dans beaucoup de conseils généraux de France, nous ne l aurons peut être jamais.
Je n' arrive pas a me faire a l idée...
Alors je regarde devant, j essaie de ne pas me dégoûter de l' attente...
Et je rêve...
Je rêve de cette famille a 5... comme les 5 doigts de ma main...
Et je rêve... de cet enfant qui fait déjà partie de mes tripes et qui j espère entrera vite dans mon cœur.
Mais ce que j espère plus que tout...
C est d entrer dans le sien....
Telle est la vraie question de la parentalité adoptive.
Malgré toute notre motivation, notre amour a revendre, notre enthousiasme, notre empathie, Le lien se fait a 3: les parents et l' enfant....
Et si ça ne marchait pas?
Et si il ne m' aimait pas?
Et si l adoption ne se faisait tout simplement jamais?
Je me laisse aller a croire qu un jour tout cela sera dernière nous,
Quand je serrerai dans mes bras ce petit corps d enfant... mon troisième enfant... le petit dernier... celui qui aura été tant attendu et pour lequel nous auront tant lutté.
samedi 3 mai 2014
Le sauvetage
Alors que je sombrai dans la maladie,
Que mon coeur se noircissait de pensees egoistes,
Que mon ame etait blessee, trahie, et, je le croyais, condamnee.
Alors que le monde entier se dressait devant moi,
Que l épreuve etait trop dure, trop ereintante,
Qu elle me renvoyait dans un etat de miserabilité, de faiblesse, de solitude,
Il etait là, lui.
Petit etre blond, aux grands yeux bleus,
Touché lui aussi par la trahison, la tristesse et le manque,
Il a su me prendre la main, moi l adulte, et me conduire,
Il m a amené où je n'aurai jamais pu aller seule....
Il m a porté,
Il m a sauvée
Mon sang, ma chair, mon fils...
Il m a sauvée de ce desir de non vie, de cette "moi" qui aurait pu tomber...
Que mon coeur se noircissait de pensees egoistes,
Que mon ame etait blessee, trahie, et, je le croyais, condamnee.
Alors que le monde entier se dressait devant moi,
Que l épreuve etait trop dure, trop ereintante,
Qu elle me renvoyait dans un etat de miserabilité, de faiblesse, de solitude,
Il etait là, lui.
Petit etre blond, aux grands yeux bleus,
Touché lui aussi par la trahison, la tristesse et le manque,
Il a su me prendre la main, moi l adulte, et me conduire,
Il m a amené où je n'aurai jamais pu aller seule....
Il m a porté,
Il m a sauvée
Mon sang, ma chair, mon fils...
Il m a sauvée de ce desir de non vie, de cette "moi" qui aurait pu tomber...
Quand mon corps, meurtri par la maladie,
Affamé de drogues medicamenteuses,
Friand de pathologies annexes,
Me criait de baisser les bras, de me laisser aller,
Enfin...
L idée, l espoir, le desir, la force, la vie,
Ont germé, là, au fond, tapis dans l ombre...
Et la representation, grandissante, jour apres jour,
Envers et contre tous, et surtout contre ce mal qui me rongeait,
A pris possession de mon coeur et de mon ame.
Me donnant assez de force, enfin, pour la lutte.
Car mon ame, seule, mon corps, seul, n etaient plus raisons suffisantes,
Il te fallait toi,
Mon sang, ma chair, ma fille.
Il te fallait exister, dans mon ventre,
Pour me sauver...de ce corps qui n est plus le mien desormais.
Affamé de drogues medicamenteuses,
Friand de pathologies annexes,
Me criait de baisser les bras, de me laisser aller,
Enfin...
L idée, l espoir, le desir, la force, la vie,
Ont germé, là, au fond, tapis dans l ombre...
Et la representation, grandissante, jour apres jour,
Envers et contre tous, et surtout contre ce mal qui me rongeait,
A pris possession de mon coeur et de mon ame.
Me donnant assez de force, enfin, pour la lutte.
Car mon ame, seule, mon corps, seul, n etaient plus raisons suffisantes,
Il te fallait toi,
Mon sang, ma chair, ma fille.
Il te fallait exister, dans mon ventre,
Pour me sauver...de ce corps qui n est plus le mien desormais.
Et toi, que je ne connais pas encore,
Dont je ne sais pas encore le prenom, ni le sexe, ni l age.
Toi qui aura ete voulu, désiré et attendu, plus qu aucun autre,
Toi qui aura ete l objet d un périple parental,
Tu sauveras toi, cette idee de n avoir su etre mere que par necessité,
Tu sauveras ce que je suis, une mere.
Vous serez tout les trois le pourquoi de mes matins, et de tous mes instants.
Vous serez tout les trois le pourquoi de mes levres esquissées en sourires.
Dont je ne sais pas encore le prenom, ni le sexe, ni l age.
Toi qui aura ete voulu, désiré et attendu, plus qu aucun autre,
Toi qui aura ete l objet d un périple parental,
Tu sauveras toi, cette idee de n avoir su etre mere que par necessité,
Tu sauveras ce que je suis, une mere.
Vous serez tout les trois le pourquoi de mes matins, et de tous mes instants.
Vous serez tout les trois le pourquoi de mes levres esquissées en sourires.
Ils m auront sauvé la vie.
Tu auras sauvé mon coeur.
Tu auras sauvé mon coeur.
lundi 8 avril 2013
Handicapée du coeur, paralysée des mots..
Mon coeur cède aujourd hui, d'avoir laissé trop longtemps mes mots muets.
Mes doigts engourdis ont du mal a trouver leur chemin sur le clavier noir de l'ordinateur.
Mes yeux rougis pleurent de ne pas savoir voir, ni ecrire ces mots que j' ai dans le coeur.
Je ne sais si etre heureuse ou tristes,
Je ne sais si etre confiante ou inquiete,
Je ne sais qu' etre moi, et passer du rire aux larmes...
Je suis une handicapée des mots.
Je suis la, je tourne, je vire.
Je n'arrive pas a dire,
J' ose a eine penser,
Et je deborde de tout ces mots que je n'arrive plus a écrire, de toutes ces emotions enfouies la,
Entre le plexus solaire, et le coeur abyssal.
Et je suis là, je tourne, je vire,
Je tire la couverture,
A droite a gauche,
Et je ne sais pas ce qu'il me prend.
Quand moi, toujours, avide de mots,
Soucieuse des maux,
J' avais le mot juste a l'instant juste.
Je ne l'ai plus.
Je suis perdue dans un tourbillon d 'emotions,
La joie, la vie,
La tristesse et l'impatience.
Le bonheur, la lassitude,
L' amour, et la haine.
Et je suis là aujourd hui, muette a tout ceux la,
Ces mots qui me font passer d' un rire a une larme,
D 'une inquietude profonde, a une plenitude jouissive.
Je suis là aujourdhui muette a ceux qui devraient jaillir,
Pour exprimer toute mon impatience,
Quand ma raison prend le dessus, et m’empêche de sauter,
De toucher la lune,
Quand ma raison me dit, que non, je dois attendre, me restreindre,
Dans ma projection de mon futur, de mon amour.
Et ma raison qui me dit que peut etre, ce desir, ce bonheur qui m' attend sur la surface astrale ne sera pas pour moi.
Et mon coeur qui bondit, a l'idee que peut etre un jour je connaitrai ce bonheur là...
Aller cueillir une rose sur la surface de la lune.
Pour aller la déposer au creux des mains de ce troisieme enfant qui sera mien.
Et d ici là, cette emotion qui m'emplira, qui me tiendra, celle que j ai reflechi pendant tant d 'années, celle que j'ai peut etre idealisée, me rendre peut etre muette.
Muette a ce nouveau sentiment, celui de preparer l'echelle.
Celle qui me permettra peu a peu de me rapprocher de la lune.
Pour aller y cueillir mes reves les plus fous...
La semaine prochaine, nous rencontrons l' equipe des services sociaux a l'enfance de notre departement Pommier et moi.
La semaine prochaine, nous commencerons notre chemin vers notre troisieme enfant.
Mais aujourdhui. Mon coeur deborde. Et le smots sortent en vrac, fait de brics et de brocs... faits de mes espoirs, de mes doutes, de mes craintes et de mes certitudes....
Je suis une handicapée des mots.
Je suis la, je tourne, je vire.
Je n'arrive pas a dire,
J' ose a eine penser,
Et je deborde de tout ces mots que je n'arrive plus a écrire, de toutes ces emotions enfouies la,
Entre le plexus solaire, et le coeur abyssal.
Et je suis là, je tourne, je vire,
Je tire la couverture,
A droite a gauche,
Et je ne sais pas ce qu'il me prend.
Quand moi, toujours, avide de mots,
Soucieuse des maux,
J' avais le mot juste a l'instant juste.
Je ne l'ai plus.
Je suis perdue dans un tourbillon d 'emotions,
La joie, la vie,
La tristesse et l'impatience.
Le bonheur, la lassitude,
L' amour, et la haine.
Et je suis là aujourd hui, muette a tout ceux la,
Ces mots qui me font passer d' un rire a une larme,
D 'une inquietude profonde, a une plenitude jouissive.
Je suis là aujourdhui muette a ceux qui devraient jaillir,
Pour exprimer toute mon impatience,
Quand ma raison prend le dessus, et m’empêche de sauter,
De toucher la lune,
Quand ma raison me dit, que non, je dois attendre, me restreindre,
Dans ma projection de mon futur, de mon amour.
Et ma raison qui me dit que peut etre, ce desir, ce bonheur qui m' attend sur la surface astrale ne sera pas pour moi.
Et mon coeur qui bondit, a l'idee que peut etre un jour je connaitrai ce bonheur là...
Aller cueillir une rose sur la surface de la lune.
Pour aller la déposer au creux des mains de ce troisieme enfant qui sera mien.
Et d ici là, cette emotion qui m'emplira, qui me tiendra, celle que j ai reflechi pendant tant d 'années, celle que j'ai peut etre idealisée, me rendre peut etre muette.
Muette a ce nouveau sentiment, celui de preparer l'echelle.
Celle qui me permettra peu a peu de me rapprocher de la lune.
Pour aller y cueillir mes reves les plus fous...
La semaine prochaine, nous rencontrons l' equipe des services sociaux a l'enfance de notre departement Pommier et moi.
La semaine prochaine, nous commencerons notre chemin vers notre troisieme enfant.
Mais aujourdhui. Mon coeur deborde. Et le smots sortent en vrac, fait de brics et de brocs... faits de mes espoirs, de mes doutes, de mes craintes et de mes certitudes....
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