En procédure d' adoption pour un petit bout de chou du Viet nam, notre aventure...
mardi 17 octobre 2017
Et un jour...
Nous irons défier le monde, et nous regarderons , la tête haute, le chemin que nous aurons parcouru.
Nous irons défier le passé, avec ses blessures, et ses souvenirs, et nous irons defier le futur, avec ses promesses et ses doutes.
Et un jour, je serai ta maman... et, ta main dans la mienne, nous ouvrirons les yeux sur un monde nouveau.
un monde où nous aurons appris l' un de l' autre.
Un monde où petit a petit j' aurais su t 'apprendre le don d' amour, et non l' a ban don.
un monde ou petit a petit, tu auras su me rassurer sur la femme que je suis, mes convictions, mon désir de mère.
Et un jour, tu seras là, dans chaque fibre de mon cœur, de mon corps. Et je serai, enfin, entière.
Et un jour, tu comprendras.... que je suis déjà mère, mais... il me manque toi.
Pour boucler la boucle, pour être Entière, pour que l' Histoire débute vraiment.
Parce que, même si je n' ai que deux mains, mon cœur a de la place pour 3. Et ton frère et ta sœur, ne comblent pas ta place. Mon coeur est plein aux 2/3.
Et un jour, je serai"pleine". De vous.
Mes enfants.
Et un jour, ta main dans la mienne, nous serons invincibles.
La culture, la langue, le jugement, la peur, rien n' aura plus vraiment d 'importance. Nous trouverons les solutions, avant même que se posent les problèmes.
Je suis confiante.
Parce que je crois sincèrement que tout ira pour le mieux. Et que tout sera fait pour le mieux.
Pour toi, pour ton frère, pour ta sœur, pour nous.
Parce que toi, ton frère et ta sœur, et nous, tes parents... nous serons un. Une famille... enfin au complet.
Et que, un jour, ta main dans la mienne, nous irons défier le monde entier.
mardi 3 octobre 2017
L'espoir qui perd pied
L' attente, la projection,
L' échéance...
Je pensai que ça irai,
Que le fait de lire des témoignages, que de les entendre, et de les comprendre, me faciliterai mon aventure.
Je pensai vraiment, sincèrement, que ça irai.
T' inquiètes je gère.
J' ai des objectifs à court terme. Ça fait du bien au moral.
J' ai des coupures, du partage, du réseau social adoptant.
T inquiètes je vais gérer.
Et puis voila.
Je perd pied.
Plus d 'objectifs à court terme,
Plus de sensation d 'être actif.
Ça y est.
L' attente, longue, dure, solitaire,
Les questions, longues, dures, solitaires, pragmatiques.
La solitude, dans la l' attente.
La peine à se projeter, parce qu' il n' y a plus d 'objectif palpable, maintenant c est le coup de téléphone, mais je ne sais ni quand, ni ou. Pas d écheance notée sur un calpin.
L' espoir d 'une personne positive qui se transforme en désespoir d 'une personne impuissante.
Le sentiment de l' incompréhension, qui se referme petit à petit, sur chacun des pores de ma peau.
La présence de ton mari, de tes amis, de ceux que tu croises, qui n' arrivent pas à te rassurer, ou du moins à te faire comprendre qu' il faut lâcher prise.
Mais avant de lâcher prise, faut il savoir a quoi on prend prise...
Je me suis raccrochée à du vent. A des promesses, à des bouts de papiers.
Je me suis raccrochée à des personnes inconnues,
J' ai cru en leur bienveillance.
Mais la bienveillance, ma pomme, ça n' existe pas vraiment dans ce monde là. Même si l' intention y est, personne n' est dans ta peau, ton cerveau. Toi seule vis ton aventure.
Mais les promesses, ma pomme, ce ne sont que des mots, qui s 'envolent.
Mais ce que tu entend la bas, ma pomme, ton cerveau n 'en fait que ce qu' il veux.
Mais les gens que tu croise la bas, ma pomme, ils ne sont pas positifs, ou plein d' espoir, comme toi. Ils se protègent souvent par l' idée du pire, c 'est leur fonctionnement. Et que ça te détruise à toi ce fonctionnement, ce n' est pas leur faute.
Mais ton aventure, ma pomme, elle est totalement subjective, personne d 'autre que toi ne la vivra comme toi.
Et je perd pied...
Parce que mon positivisme s 'est émoussé, parce que je ne sais plus quoi croire, qui croire,
Parce que je n' arrive plus à me projeter, parce que j 'ai perdu mon espoir.
Parce que mon cerveau n' arrive pas à intégrer, à visualiser, à projeter plus loin.
Parce que ma résilience a des limites.
Parce que ma résilience fonctionnait tant que j' avais un sentiment de contrôle, même illusoire.
Je n' ai plus de contrôle, et le peu que je pensai avoir, je ne l' ai plus.
Lâche prise ma pomme.
Décroches toi, et profites.
Mais comment pourrais je décrocher? mais comment pourrais je lâcher prise quand toutes ces annees ont été si pleines de luttes?
Mais comment faire confiance? garder espoir? y croire? quand rien, non, RIEN ne me raccroche a la réalité de mon projet?
Profiter? mais de quoi? de mes enfants? mais je profites déjà d' eux. " De faire du ménage"... pendant 1 an je ne devrai pas lâcher mon aspi? " De peaufiner", de peaufiner quoi?
Je ne sais rien, je ne saurai rien, je n' entend rien, je ne dis rien, je ne fais rien, je ne projette plus rien,
C 'est comme si, d 'un coup, ça n' existait plus.
C 'est comme si j' avais reçu un aller/retour sur mes joues.
Je sais bien que ça existe, mais je dois le laisser "non exister" pour une période que je ne sais pas si elle sera longue ou courte. Il faudrait que je me dise qu' elle sera longue, me calquer sur le fonctionnement de ceux qui arrivent a se projeter si loin... Mais je ne peux pas. Ce n' est pas moi. Moi mon projet, ma vie, elle tourne autour de l' espoir.
Ma prunelle qui me dit " tu te sens dépossedée".
Voila.
C 'est ça,
Depossedee parce que le fait de devoir lâcher prise, ça me dépossède de mon projet, de mon enfant, de mon espoir.
voila...
Il ne me reste qu' à me dire que chaque matin que je verrai se lever sera un matin de moins à t' attendre.
Il ne me reste qu' à me dire qu' il y a un an, je ne savais même pas que tu serais au bout du chemin.
Il ne me reste qu' à me dire que même si je ne vois pas le bout du chemin, il sera un jour derrière un virage.
Et, en attendant, il faut que je continue marcher. Même si la route me parait si longue, si solitaire...
... Pas si facile...
samedi 16 septembre 2017
De la soit disant "charité" du parent adoptant...
Je ne sais pas ...
Mais ce genre de phrases me laissent un goût amer dans la bouche.
J' ai beaucoup de mal avec cette notion de Charité...
Et je me rend compte que pour la majeure partie du monde, le fait même d' adopter est un acte charitable, un acte humanitaire... UN ACTE HUMANITAIRE!!!!
Mais quand même!!! se rendent ils compte de l' atrocité qu' ils peuvent insidieusement mettre dans la tête des enfants adoptés? du poids sur leur epaules, et de l' annihilation de toute estime de soi qu' ils pourront un jour leur provoquer?
Un enfant n' est jamais un "pis aller", il n' est jamais un acte de charité.
Un enfant adopté ne devrait jamais ressentir le sentiment de pitié dans les yeux de ceux qui l' entourent.
Adopter un enfant est un choix. oui un CHOIX. Comme il est du choix de chacun de vouloir devenir mere un jour.
Le recours a l' adoption lorsqu' on a choisi de vouloir devenir mère n' est, par contre, pas toujours un choix: c 'est sur. Apres des années de PMA infructueuses ( par exemple), nombreuses sont celles qui se tournent vers l' adoption car elles ne peuvent devenir meres "par le sang".
Mais il nous appartient toutes de vouloir, ou non, devenir mères.
Et lorsque nous nous tournons vers l' adoption, ce n' est jamais par simple dévotion, ou par acte caritatif, et encore moins humanitaire. ET C 'EST TANT MIEUX!
Nous nous tournons vers l' adoption car nous l' avons choisi. En toute connaissance de cause. Car nous désirons un jour un enfant. EN PREMIER LIEU PARCE QUE NOUS DÉSIRONS UN ENFANT... en non pour nous ouvrir les portes du paradis.
Nous nous tournons vers l' adoption car l' envie d un enfant, et/ou d 'une parentalité est plus forte que le reste.
Imaginez, ne serait ce qu' une minute, qu' un enfant grandisse en entendant sans cesse : " je t 'ai sauvé de la misère", " Et ta "vraie" mere, alors elle t ' a abandonnée, mon pauvre ", " qui sais ce que tu serais devenu sans moi".
Mais ALLO!
Non, etre parent d 'un enfant adopté, c 'est refuser ce regard de pitié que le commun des passants pourra porter sur notre enfant.
Etre parent adoptant, c 'est être bien conscient, que cet enfant, on l' a choisi. Et qu' il nous a choisi.
Que " l' univers entier a conspiré pour qu' on le trouve " ( l alchimiste, P. coelho).
Et, je pense sincèrement que cet enfant aura ete l' étoile de sa mère biologique, qui dans un don d ' elle même, très courageux, aura fait ce qu' elle pensait être le meilleur pour cet enfant.
L' acte de courage dans l' histoire d 'une adoption, n' est pas celui du parent adoptant, mais bien celui de la mère biologique, qui, au delà de toute imagination, aura su/pu rêver une autre vie pour son enfant.
Mon enfant n' aura pas besoin de votre charité, messieurs dames.
Il n' aura pas besoin de votre pitié non plus...
Je n' aurai moi même pas besoin que l' on me dise que je suis " courageuse", ou "charitable". Les portes du paradis ne s' ouvriront pas pour moi juste parce que j' ai adopté un enfant.
J' ai fait ce que je désirait faire. Je voulais etre maman , encore une fois.
Je voulais m' épanouir et regardant pousser un tresor, encore une fois.
Je voulais tenir par la main, encore, une petite menotte.
Je voulais encore des colliers de bras autour de mon cou.
Je voulais encore un enfant.
Ce n' est pas du "courage", ce n' est pas de la "pitié", ce n' est pas de la "charité".
C 'est juste un désir de maman.
Et cet enfant, qui me sera confié, n' aura pas besoin de pitié non plus, car il aura été choisi, par l' univers tout entier, un élu, un don d 'amour d' une mère a une autre.
Un cadeau de l' univers d 'une mère a une autre. Voila tout.
Je ne suis qu' une maman, qui n' aura pas porté son enfant dans son ventre, mais qui aura bien conscience du trésor qui lui sera confié, et de la grande tache qui lui sera confiée: être à la hauteur de la mère qui l' aura portée, et du don de soi qu' elle lui aura fait.
vendredi 10 mars 2017
La prise de Conscience
jeudi 2 mars 2017
La Lune ou la promesse d' un demain.
Une larme perle dans mes yeux et dévale ma joue.
mardi 21 février 2017
Emergency
lundi 6 février 2017
Il était une fois... 2 femmes
Qui ne s'étaient jamais rencontrées.
L'une dont tu ne te souviens pas,
L'autre que tu appelles « Maman ».
Dans l'accomplissement d'une seule, la tienne.
L'une fut ta bonne étoile,
L'autre est ton soleil.
La seconde t'appris comment la vivre.
La première créa en toi le besoin d'amour,
La seconde fut là pour le combler.
L'autre te donna son nom.
La première te transmit ses dons,
La seconde te proposa un but.
L'autre calma tes angoisses.
L'une reçut ton premier sourire,
L'autre sécha tes larmes.
C'est tout ce qu'elle pouvait faire pour toi.
L'autre pria pour avoir un enfant,
Et le destin la mena vers toi.
Tu me poses l'éternelle question,
Héritage naturel ou éducation ?
De qui suis-je le fruit?
Ni de l'une ni de l'autre mon enfant,
Tout simplement de deux formes différentes de l'AMOUR"
samedi 28 janvier 2017
Le puit d ' Amour
A chaque moment de la journée, mes pensees vont vers toi.
Et je parle de toi, a peu pres tout le temps... quand je vois mes pépins, je sais maintenant qu' il en manque un.
Les gens ne comprennent pas la place que tu as déjà dans ma vie, et combien il a ete difficile d 'arriver jusque là.
Les gens ne comprennent pas que ce projet, c 'est le projet d une vie.
Et je pense à toi, à ton futur prénom, a ta future chambre, à ce qu' il faudra que j' amene dans les valise quand viendra le moment d aller te chercher.
Et je pense à toi, au coup de téléphone qui nous sortira de l' anonymat, et qui fera que nous serons encore un peu plus dans nos pensées.
Et je m' emballe, et je parle de toi avec ton papa, et aussi tes frere et sœur, et nous pensons au futur.
Et je pense à toi quand il s 'agit de remplir un papier, gravir des montagnes, en me disant que toi, qui est écrit dans notre destin, tu nous attend autant que nous t 'attendons.
Alors je prend mes plus beaux stylos, ma plus belle écriture, et mon plus beau sourire, parce que là, derrière ces mots, ces photos, ces questionnaires, ces signatures... tu es là.
Et je pense à toi, toutes les secondes de toutes les minutes, de toutes les heures. Et mon sourire ne me quitte pas parce que je sais que bientôt... bientôt... nous te connaîtrons, et tu feras enfin partie de nos vies autrement que par la pensée!
Je pense à toi, et je t 'envoie par delà les océans, les montagnes et les plaines, tout l' amour que j' ai déjà pour toi.
Parce que bientôt ce ne sera que du passé.
Parce que bientôt, le courage je le puiserai dans tes yeux quand toi tu puiseras de l' amour dans mon cœur
.
mardi 10 janvier 2017
Je t'attend si fort.
mercredi 30 novembre 2016
et pourquoi 3?
lundi 4 janvier 2016
Souris Pomme
Les mots me sauvent,
C 'est comme ca,
Sinon mes sentiments m aliènent,
Me convertissent en une bête misérable dépourvue de sens, de logique,
Ils interdisent a cette bête émotionnelle de prendre le pas sur l humain que je suis.
Les mots s échappent souvent,
l appel de la plume, du clavier,
qui me laissent, après quelques minutes d une lutte frénétique,
fatiguée, épuisée, vidée.
Vide qui m' envahit trop souvent ces derniers jours...
Je me trouve errant, dans le couloir de ma maison, dans la cuisine, sans avoir envie de rien, a part de jeter des bouteilles a la mer. Sans pouvoir vraiment parler a quiquonque de ce vide .
Je m' occupe, j' essaie de maintenir mes yeux, et mes mains occupés, sur des espoirs futiles, sur des "si" chimériques les yeux rivés devant cet écran d ordinateur qui est devenu ces derniers jours mon meilleur ami, qui me guide là ou je veux, sans juger.
Le vide. sans mots dedans, sans émotion dedans. sans rien. juste le vide.
ET je me sens happée par lui, alors je m' accroche. Si fort que ça en fait mal.
Il serait parfois si facile de tout laisser tomber, de se laisser porter, de se laisser vivre, et être, juste comme ca.
Sans aspirations, sans but, sans objectif.
Mais a quoi bon?
La vie ne vaut pas d etre vecue si elle ne vous permet pas d aspirer a quelque chose.
Etre quelqu' un de meilleur par exemple serait une bien meilleure occupation pour mon esprit qui tourne et retourne.
Toute ma vie, mes projets m ont portee jusqu'a aujourdhui, là, maintenant, devant mon ecran d ordinateur.
Et ma seule aspiration ne depend plus de moi. elle depend des autres, de ceux qui decideront, un jour peut etre, que ne nous ne serons pas e bons parents, ou que nous ne conviendront pas dans cette nouvelle vie de parents adoptants.
Je ne peux pas crier au et fort, que je serai meilleure qu' une autre, car ce n' est pas le cas, loin s en faut.
mais je suis... desoeuvree.
Dans ma vie de femme, de mere, dans mon moi.
Je pourrai me mettre au scrapbooking, au tricot, ou peut etre reprendre le piano.
Mais a quoi bon, je reviendrai toujours au meme point essentiel.
Je suis la.
ET je ne supporte pas de ne pouvoir rien faire.
D attendre.
et de ne pas etre maitre de ce qui arrivera plus tard.
Alors voila, j ecris, parce que je jette des bouteilles a la mer, parce que ca me fait du bien d ecrire, parce que ca me fait du bien d' entendre le cliquetis des touches sous mes ongles, parce que je vois inlassablement les lignes se remplir et que j' ai l impression que mon vide est un peu moins vide.
Souris pomme.
tes mots t ont remplis aujourd'hui.
Jusqu' a demain peut être.
Souris Pomme.
Fais bonne figure, serre les dents, et peut etre qu' un jour, la fee bleue viendra t aider a toi aussi.
Souris pomme.
TU as tout pour être heureuse.
Souris pomme.
C 'est pas si mal.
C 'est juste toi qui a un souci...
Toi et tes désirs d enfants, vous êtes juste... ridicules...
mardi 22 décembre 2015
La loterie parentale...
Pour notre adoption.
Ce projet qui nous tiens en haleine depuis maintenant plus 3 ans. Pour lequel nous avons un agrément depuis 2 ans et demi maintenant.
L' adoption, c 'était mon troisième enfant. Celui qui se fait tant désirer dans mon coeur, dans ma tete, dans ma chair.
Nous avons décidé d adopter parce que nous nous sentions proches, dans nos tripes, dans nos sentiments, de cette parentalité. Nous avons fait le choix d adopter par désir, et non par force.
l' adoption n a pas été un non choix. Mais un vrai choix.
Hier, nous rencontrions donc l assistante sociale, pour lui montrer, fièrement, notre nouveau nid familial, notre nouveau chez nous.
Notre berceau.
Avec l' espoir que, peut etre, notre maison, notre nid, jouerai en notre faveur.
Mais, tels ont été les mots de l' assistante sociale...
Nous aurions "plus de chances de gagner a l euro million que d etre apparentés un jour dans l 'optique d 'adopter".
Donc voila, c 'est dit.
Nous n' aurons jamais la possibilité d avoir ce troisième.
Il nous faut pour adopter, revoir nos acceptations de Handicap, et aussi revoir nos acceptations d origine nationale des enfants.
En gros nous n' avons plus trop de choix. Handicap, et étranger.
En nous lancant dans cette aventure nous savions pertinemment que l adoption ne serait pas un long fleuve tranquille, et que, deja parents de 2 enfants biologiques, nous ne serions pas " aidés".
Mais j 'avoue être un peu septique.
Pourquoi nous avoir donné un agrément? pourquoi nous dire, 3 ans plus tard, que nous ne pourrons jamais être parents adoptants?
Aujourd'hui, et peut être que demain ce ne sera plus le cas, je suis dans un état de " lachage". Je n' ai même pas la force, ni l 'envie de me battre.
Mon espoir a ete rasé.
Je ne suis pas triste,
Mais plutôt apathique, vidée de sentiments.
Je m apprête a faire une croix. Parce que je ne suis pas prête a garder un espoir vain attisé encore longtemps. Parce que peut etre, ai je fait une erreur en pensant que rien n' est impossible. parce que peut etre le jeu n en vaut pas la chandelle, et que lutter contre les administrations me semble trop insurmontable.
Toujours est il, peut etre devrait je effectivement jouer a l 'euro million.
Peut etre non.
Peut etre dois je poursuivre dans la voie de l adoption.
Peut etre pas.
Peut etre dois je envisager d autres chemins, vers une nouvelle parentalité.
Mais ce desir d enfant, et tellement présent.
Tellement ancré.
Tellement dans ma chair, et mon coeur.
Que cela va etre compliqué je sens!
samedi 10 mai 2014
Ce petit Troisieme...
Celui qui est dans mon cœur, mais qui ne sera jamais dans mon ventre. Celui qui pourtant est dans ma tête, tous les jours que Dieu fait.
Celui qui est dans mon cœur, mais qui ne sera jamais dans mon ventre, même si j' éprouve cette sensation de " grossesse", avide de la fin, de la connaissance, de ce premier regard....
Celui pour lequel nous nous mettons à nu depuis plus d un an.
Celui qui fera de moi cette vraie maman, celle qui ne le deviens pas pour se sauver elle même ( cf article "sauvetage").
Je ne saurai expliquer cette sensation, cette envie...
On m a demandé de l expliquer tant de fois, on m a demandé de mettre tant de mots dessus que cela en devient déroutant.
Être maman, devenir maman, cela est il si réfléchi? N y a t il pas une part de " tripes" dans cette envie la?
Pommier et moi nous sommes tournés vers l' adoption car je ne suis pas en mesure de porter ce troisième enfant sans mettre ma vie en danger.
Nous nous sommes posé, je crois, les bonnes questions. A savoir les difficultés d attachement, les difficultés psychologiques et les besoins innérants au passé de cet enfant qui n' aura pas été mien depuis sa naissance, un enfant que je n aurai pas su protéger dés ses premiers instants.
Mais ce petit troisième... celui la même que j essaie de ne pas m imaginer, garçon ou fille... bébé ou petit enfant... je me rend compte qu il est dans mes tripes quand même. J en parle comme s' il ou elle était déjà là. Je prend des décisions, je conçois ma maison, je tisse ma vie actuelle et future autour de lui/elle.
Je m' engage, sans m en rendre vraiment compte, un peu plus chaque jour, vers ce futur commun.
Cet enfant, je l' attend, impatiemment...
Il me tarde de voir sa frimousse, d entendre sa voix. De sentir son odeur, même si elle n' est pas mienne. Je prépare sa vie future déjà... avec sérénité parfois et inquiétudes aussi.
Mais il est la... ce petit troisième...
Dans mes tripes, dans ma tête...
Et même si on nous a donner le droit de nous mettre en quête de lui, même si nous avons "postulé" dans beaucoup de conseils généraux de France, nous ne l aurons peut être jamais.
Je n' arrive pas a me faire a l idée...
Alors je regarde devant, j essaie de ne pas me dégoûter de l' attente...
Et je rêve...
Je rêve de cette famille a 5... comme les 5 doigts de ma main...
Et je rêve... de cet enfant qui fait déjà partie de mes tripes et qui j espère entrera vite dans mon cœur.
Mais ce que j espère plus que tout...
C est d entrer dans le sien....
Telle est la vraie question de la parentalité adoptive.
Malgré toute notre motivation, notre amour a revendre, notre enthousiasme, notre empathie, Le lien se fait a 3: les parents et l' enfant....
Et si ça ne marchait pas?
Et si il ne m' aimait pas?
Et si l adoption ne se faisait tout simplement jamais?
Je me laisse aller a croire qu un jour tout cela sera dernière nous,
Quand je serrerai dans mes bras ce petit corps d enfant... mon troisième enfant... le petit dernier... celui qui aura été tant attendu et pour lequel nous auront tant lutté.
samedi 3 mai 2014
Le sauvetage
Que mon coeur se noircissait de pensees egoistes,
Que mon ame etait blessee, trahie, et, je le croyais, condamnee.
Alors que le monde entier se dressait devant moi,
Que l épreuve etait trop dure, trop ereintante,
Qu elle me renvoyait dans un etat de miserabilité, de faiblesse, de solitude,
Il etait là, lui.
Petit etre blond, aux grands yeux bleus,
Touché lui aussi par la trahison, la tristesse et le manque,
Il a su me prendre la main, moi l adulte, et me conduire,
Il m a amené où je n'aurai jamais pu aller seule....
Il m a porté,
Il m a sauvée
Mon sang, ma chair, mon fils...
Il m a sauvée de ce desir de non vie, de cette "moi" qui aurait pu tomber...
Affamé de drogues medicamenteuses,
Friand de pathologies annexes,
Me criait de baisser les bras, de me laisser aller,
Enfin...
L idée, l espoir, le desir, la force, la vie,
Ont germé, là, au fond, tapis dans l ombre...
Et la representation, grandissante, jour apres jour,
Envers et contre tous, et surtout contre ce mal qui me rongeait,
A pris possession de mon coeur et de mon ame.
Me donnant assez de force, enfin, pour la lutte.
Car mon ame, seule, mon corps, seul, n etaient plus raisons suffisantes,
Il te fallait toi,
Mon sang, ma chair, ma fille.
Il te fallait exister, dans mon ventre,
Pour me sauver...de ce corps qui n est plus le mien desormais.
Dont je ne sais pas encore le prenom, ni le sexe, ni l age.
Toi qui aura ete voulu, désiré et attendu, plus qu aucun autre,
Toi qui aura ete l objet d un périple parental,
Tu sauveras toi, cette idee de n avoir su etre mere que par necessité,
Tu sauveras ce que je suis, une mere.
Vous serez tout les trois le pourquoi de mes matins, et de tous mes instants.
Vous serez tout les trois le pourquoi de mes levres esquissées en sourires.
Tu auras sauvé mon coeur.
lundi 3 juin 2013
[INPPDC] De la question de l' adoption...
De la question de l 'adoption et de ces putains de gens qui se permettent d 'exposer un jugement que PERSONNE ne leur a demandé...
Vous aurez compris que je suis subjuguée, estomaquée, et catastrophée...
Certains pensent que la decision se prend là, comme ca, autour du café du matin: " Tiens, si on adoptait aujourdhui?"
Certains se permettent de quasiment vous insulter en vous disant que vous etes immoral, irresponsables et egoiste car vous piquez la place d 'autres parents, quand vous avez eu la chance d 'avoir deja un ou plusieurs enfants biologiques.
Certains pensent que l' adoption est motivée par la volonté litterale de " sauver" un enfant de la misere et d 'une mort certaine.
Certains disent haut et fort, "mais crois tu vraiment que tu pourrai aimer un enfant noir, jaune, rouge, ou vert, comme si il etait le tien?"
Et certains vont même jusqu' à dire " Oui mais tu ne l' aura pas "attendu" comme lors d 'une grossesse".
Alors a tout ceux là, qui estiment que le droit à la parentalité s 'arrête là où s 'arrête un uterus ou une bistouquette, je viens leur dire un peu ma faocn de penser....
Savez vous que lorsque un ou deux parents desirant adopter veulent se lancer dans la procedure d 'adoption, il existe un temps de latence d 'environ 2 mois entre la premiere reunion d 'information et l' envoi du dossier complet stipulant que la volonté est toujours intacte? deux mois. C ' est le temps qu'il faut a toute femme désireuse d 'un enfant se rend compte qu' elle est enceinte, et intègre l' information dans sa tête et son corps....
Savez vous que tout parent adoptant se voit interrogé, depiotté, mis a nu, et complètement remis en question lors de plusieurs entretiens avec des travailleurs sociaux, ( autrement dit assistante sociale ) et psychologue. Savez vous que votre passé, votre vécu familial, votre maison , votre manière d 'être et de vivre sont complètement décortiqués.
Croyez vous vraiment que les dits travailleurs sociaux feraient toutes ces visites, tous ces entretiens, si ils ne pensaient pas qu'il soit important que les futurs parents adoptants aient construit et mûri leur projet?
Dites moi.... Est ce que les parents biologiques sont soumis a une enquête poussée lorsqu' ils décident de mettre la graine dans le ventre de maman? NON! Et pourtant ils sont peut être de mauvais parents? Qui sais? Mais eux, on ne leur dit rien, et ils ne sont pas soumis à ce genre de chose... Sous couvert de la filiation biologique "suprematielle"... Et combien de pères biologiques abandonnent leurs femmes enceintes, ou n'ont aucun contact avec leurs enfants biologiques?
Honnêtement, je pense qu' il faut arrêter de prendre les gens pour des cons. Il ne s ' agit pas là d 'adopter un chien, ou un poisson rouge; Il ne s 'agit pas d 'appeler le prochain chat " Caline" ou " chiffon"... Non il s 'agit d 'adotper un enfant, de le "porter" pendant le reste de son existence, de s 'investir émotionnellement d 'une grossesse administrative que personne ne vous reconnait, et d 'un espoir qu'il faut etouffer car rien n' est acquis, jamais.
Je suis estomaquée que certaines personnes pensent que choisir l' adoption alors que les parents en question ont deja des enfants biologiques est immoral, irresponsable et que ces parents là " piquent la place" aux autres.
Savez vous que tout les pays ouvrant à l'adoption internationale mettent en place des conditions sinequanone qui vous ouvrent ou non l' adoption?
Savez vous que lorsqu' il s 'agit d 'une adoption en France, l adoption est mûrement réfléchie par un conseil de famille et que les parents sont triés sur le volet, et que toute decision est intentionnellement prise en toute collégialité?
Pour ce qui est de l' adoption internationale, des parents ayant déjà des enfants biologiques se dirigeront vers des pays qui leur ouvrent leur portes.
Par exemple, Haiti, n' ouvre pas ses portes à des parents ayant déjà des enfants biologiques et étant mariés depuis moins de 10 ans.
NON, on ne peux pas dire "tiens je vais aller adopter en république dominicaine parce que j' aime bien ce pays". Non, ce n’est pas possible.
Savez vous que dans le cas où les pays ouvrent leur porte a tout types de parents, il existe des critères définis par les travailleurs sociaux? Par exemple, un couple peut avoir le droit a adopter un enfant de plus de 5 ans, quand un autre pourra en adopter un de mois de 3 ans. du coup les dossiers sont repartis en fonction, et oui... les parents sans enfant sont prioritaires.
Alors, faut arrêter de nous prendre pour des cons, essayer de culpabiliser les parents adoptants en leur crachant au visage l' incompréhension de petits cerveaux qui ne sont pas capables d aller voir plus loin que le bout de leur nez. L' adoption est ARCHI légiférée. Elle est injuste dans le temps, car elle prend énormément de temps a se finaliser, mais elle est juste dans la répartition des priorités. La convention de la Haye, qui régit les adoptions a l' international, a été Ratifiée, par la majorité des pays proposant l' adoption internationale.
" Ho, c 'est bien ce que vous faites, il sera toujours mieux chez vous que la bas"...
Alors la je m'insurge.. déjà parce que la phrase doit être prise comment???? en bien ou en mal?
Et puis.... Croyiez vous vraiment que de déraciner un enfant soit simple pour lui? et pour les parents? Croyez vous vraiment qu' un enfant de 2 ans comprenne que si il suit ces deux personnes bizarrement blanches dans un autre pays a des milliers de kilomètres de la, il mangera du Nutella?
IL NE FAUT PAS penser que ce sont les parents qui adoptent.
Non, ce sont les enfants qui adoptent leur parents.
L' adoption ce n' est pas un droit a la parentalité pour les parents, non, c 'est le droit pour un enfant d 'avoir une famille.
Ce qui est tout a fait différent...
On ne met pas un enfant à notre disposition, on se met à disposition d 'un enfant...
Et a l' inverse, quand j' entend " de toute manière y a tellement de mômes qui crèvent de faim dans le monde". Peut être oui. Il y en a trop c 'est certain.
Les orphelinats sont pleins , c 'est vrai.
Mais pas d 'enfants a adopter...
De quoi? me direz vous?
Effectivement, la majorité des enfants présents dans un orphelinat sont "non adoptables" car confiés a l' orphelinat pour que celui ci subvienne a leurs besoins car les parents ne sont pas en mesure de les élever. Mais les parents etant toujours en vie, et un lien de filiation étant encore présents, ces enfants là ne peuvent quitter l' orphelinat et être soumis a l' adoption.
Parallèlement a ça, beaucoup d 'enfants ont vécu des drames, et sont jugés incapables d 'être adoptés car non adaptables à la vie dans un pays étranger et dans l' incapacité de gérer un déracinement.
" Oui mais c 'est pas pareil que d 'avoir eu une grossesse et de l' avoir attendu".
Autant vous dire de suite, qu' il est commun que des femmes étant en procédure d 'adoption aient des troubles de menstruations, prennent du poids, et se voient hormonalement complètement chamboulées.
Une adoption c 'est comme une grossesse. Mais sur le point émotionnel.
Alors oui un enfant adopté est attendu, et chéri peut être encore plus qu'un enfant naturel. Parce que c 'est un souffle au long court. c 'est un an de remise en question, de déballage affectif, et d intériorisation monstrueuse. Puis c 'est 2, voire 3 ans d' attente (dans le meilleur des cas), d 'idéalisations, d' espoirs et de désespoirs, de bonnes nouvelles et de catastrophes, pendant lesquelles les parents peuvent s' inquiéter de leur statut de parents, de la santé de leur enfant qui leur ai attribué mais qui se trouve a 10 000 Km de là. Et de leur capacité a le faire rentrer dans leur vie.
ET tout ceux qui sont là, a observer, juger et qui soumettent un jugent qui n' est pas valable, je ne leur dirai qu' une chose... continuez a regardez vos fesses et vos utérus..
La différence est là: Si j' étais enceinte, tout le monde se rejouierai, car mon utérus serait une valeur sure. Le bébé aurait les yeux de grand maman ou le nez de grand papa. ET tout le monde s'y retrouverai.... Personne ne s 'interrogerai sur ma capacité a être une bonne mère. Ce serait un fait point.
L' adoption a quelque chose de dérangeant. peut être.
Mais si elle vous dérange, passez votre chemin...
C 'etait ma participation au coup de gueule du lundi de chez madame N:
















