dimanche 13 juillet 2014

A toi qui m attend

Je sais que tu attend, les yeux rivés sur celles qui prennent soin de toi, la personne qui saura te prendre dans ses bras avec un coeur de maman.
Je sais que tu respires, en meme temps que moi, sous le meme ciel, sur la meme terre, mais que tout nous separe.
Je ne sais pas qui tu es, je ne connais ni ta voix, ni tes yeux, ni ton grain de peau.
Je n ai pas pu sentir encore l odeur que tu portes, et je n ai pas pu te presser encore pres de mon coeur.
Je sais que tu es la, quelque part, dans cet infini qui s ouvre a moi.
Depuis cet appel, je suis une maman dans l ame, mais pas dans les faits.
Depuis cet appel, je pense a toi quand tu ne sais pas encore que j existe.
Depuis cet appel, mon coeur s ouvre puis se ferme au grés de mes crises d angoisses.
Depuis cet appel je n ai jamais eu aussi peur de perdre ce que je n ai pas encore.
Quand je me leve, quand je mange, quand je m occupe de mes enfants, quand je me couche, a tout instant, je m interroge... que fais tu? Ou es tu? Peut etre es tu malade, ou bien peut etre fait tu la sieste, peut etre reclames tu les bras de l une de tes nourices, peut etre prend tu le dernier biberon de ta journee de bébé,  non consciente de ce qui se trame et des emotions qui sont en jeu.
Je suis la, je me prepare, patiemment,  a revevoir cet appel qui me diras enfin si ce sentiment que j eprouve là, au fond de mes tripes, pourra transformer cette attente et cette annonce en l un des moments les plus heureux de ma vie.
Je suis la, et je ne suis pas prete a te laisser partir.
Et j ai peur...
Car je ne t ai jamais eu dans mes bras,
Mais je t ai eu dans mon coeur.
Car je ne t ai jamais bercee a la nuit tombee,
Mais je me suis accrochée a l espoir de le faire.
Car je ne sais  pas comment tu t appelles,
Mais je sais qui tu es dans mon coeur...
J' attend,
Ce coup de telephone,
Cette consécration,
Continues a croire qu une maman viendra.
Elle n a peut etre jamais ete aussi proche.
Je n ai jamais ete aussi prete.

samedi 10 mai 2014

Ce petit Troisieme...

Ce petit troisième...



Celui qui est dans mon cœur, mais qui ne sera jamais dans mon ventre. Celui qui pourtant est dans ma tête, tous les jours que Dieu fait.
Celui qui est dans mon cœur, mais qui ne sera jamais dans mon ventre, même si j' éprouve cette sensation de " grossesse", avide de la fin, de la connaissance, de ce premier regard....
Celui pour lequel nous nous mettons à nu depuis plus d un an.
Celui qui fera de moi cette vraie maman, celle qui ne le deviens pas pour se sauver elle même ( cf article "sauvetage").

Je ne saurai expliquer cette sensation, cette envie...
On m a demandé de l expliquer tant de fois, on m a demandé de mettre tant de mots dessus que cela en devient déroutant.
Être maman, devenir maman, cela est il si réfléchi? N y a t il pas une part de " tripes" dans cette envie la?
Pommier et moi nous sommes tournés vers l' adoption car je ne suis pas en mesure de porter ce troisième enfant sans mettre ma vie en danger.
Nous nous sommes posé, je crois, les bonnes questions. A savoir les difficultés d attachement, les difficultés psychologiques et les besoins innérants au passé de cet enfant qui n' aura pas été mien depuis sa naissance, un enfant que je n aurai pas su protéger dés ses premiers instants.

Mais ce petit troisième... celui la même que j essaie de ne pas m imaginer, garçon ou fille... bébé ou petit enfant... je me rend compte qu il est dans mes tripes quand même. J en parle comme s' il ou elle était déjà là. Je prend des décisions,  je conçois ma maison, je tisse ma vie actuelle et future autour de lui/elle.
Je m' engage, sans m en rendre vraiment compte, un peu plus chaque jour, vers ce futur commun.

Cet enfant, je l' attend, impatiemment...
Il me tarde de voir sa frimousse, d entendre sa voix. De sentir son odeur, même si elle n' est pas mienne. Je prépare sa vie future déjà... avec sérénité parfois et inquiétudes aussi.

Mais il est la... ce petit troisième...
Dans mes tripes, dans ma tête...
Et même si on nous a donner le droit de nous mettre en quête de lui, même si nous avons "postulé"  dans beaucoup de conseils généraux de France, nous ne l aurons peut être jamais.
Je n' arrive pas a me faire a l idée...
Alors je regarde devant, j essaie de ne pas me dégoûter de l' attente...
Et je rêve...
Je rêve de cette famille a 5... comme les 5 doigts de ma main...
Et je rêve... de cet enfant qui fait déjà partie de mes tripes et qui j espère entrera vite dans mon cœur.
Mais ce que j espère plus que tout...
C est d entrer dans le sien....

Telle est la vraie question de la parentalité adoptive.
Malgré toute notre motivation, notre amour a revendre, notre enthousiasme,  notre empathie, Le lien se fait a 3: les parents et l' enfant....
Et si ça ne marchait pas?
Et si il ne m' aimait pas?
 Et si  l adoption ne se faisait tout simplement jamais?


Je me laisse aller a croire qu un jour tout cela sera dernière nous,
Quand je serrerai dans mes bras ce petit corps d enfant... mon troisième enfant... le petit dernier... celui qui aura été tant  attendu et pour lequel nous auront tant lutté.


samedi 3 mai 2014

Le sauvetage

Alors que je sombrai dans la maladie,
Que mon coeur se noircissait de pensees egoistes,
Que mon ame etait blessee, trahie, et, je le croyais, condamnee.
Alors que le monde entier se dressait devant moi,
Que l épreuve etait trop dure, trop ereintante,
Qu elle me renvoyait dans un etat de miserabilité, de faiblesse, de solitude,
Il etait là,  lui.
Petit etre blond, aux grands yeux bleus,
Touché lui aussi par la trahison, la tristesse et  le manque,
Il a su me prendre la main, moi l adulte, et me conduire,
Il m a amené où je n'aurai  jamais pu aller seule....
Il m a porté,
Il m a sauvée
Mon sang,  ma chair,  mon fils...
Il m a sauvée de ce desir de non vie, de cette "moi" qui aurait pu tomber...
Quand mon corps, meurtri par la maladie, 
Affamé de drogues medicamenteuses,
Friand de pathologies annexes,
Me criait de baisser les bras,  de me laisser aller,
Enfin...
L idée, l espoir,  le desir, la force, la vie,
Ont germé, là,  au fond, tapis dans l ombre...
Et la representation, grandissante, jour apres jour,
Envers et contre tous, et surtout contre ce mal qui me rongeait,
A pris possession de mon coeur et de mon ame.
Me donnant assez de force,  enfin, pour la lutte.
Car mon ame, seule, mon corps, seul, n etaient plus raisons suffisantes,
Il te fallait toi,
Mon sang, ma chair, ma fille.
Il te fallait exister, dans mon ventre,
Pour me sauver...de ce corps qui n est plus le mien desormais.
Et toi, que je ne connais pas encore,
Dont je ne sais pas encore le prenom, ni le sexe, ni l age.
Toi qui aura ete voulu, désiré et attendu, plus qu aucun autre,
Toi qui aura ete l objet d un périple parental,
Tu sauveras toi, cette idee de n avoir su etre mere que par necessité,
Tu sauveras ce que je suis, une mere.
Vous serez tout les trois le pourquoi de mes matins, et de tous mes instants.
Vous serez tout les trois le pourquoi de mes levres esquissées en sourires.
Ils m auront sauvé la vie.
Tu auras sauvé mon coeur.

lundi 3 juin 2013

[INPPDC] De la question de l' adoption...

De la question de l'adoption et de ses prejugés.
De la question de l'adoption et des inepties véhiculées par des âmes peu informées pleines  d un soi disant bon sens. 
De la question  de l' adoption et des hères qui devraient se taire plutôt que de l' ouvrir sans arret sur un sujet qu' elles ne maîtrisent pas...
De la question de l 'adoption et de ces putains de gens qui se permettent d 'exposer un jugement que PERSONNE ne leur a demandé...


Vous aurez compris que je suis subjuguée, estomaquée, et catastrophée...
Certains pensent que la decision se prend là, comme ca, autour du café du matin: " Tiens, si on adoptait aujourdhui?"
Certains se permettent de quasiment vous insulter en vous disant que vous etes immoral, irresponsables et egoiste car vous piquez la place d 'autres parents, quand vous avez eu la chance d 'avoir deja un ou plusieurs enfants biologiques.
Certains pensent que l' adoption est motivée par la volonté litterale de " sauver" un enfant de la misere et d 'une mort certaine.
Certains disent haut et fort, "mais crois tu vraiment que tu pourrai aimer un enfant noir, jaune, rouge, ou vert, comme si il etait le tien?"
Et certains vont même jusqu' à dire " Oui mais tu ne l' aura pas "attendu" comme lors d 'une grossesse".

Alors a tout ceux là, qui estiment que le droit à la parentalité s 'arrête là où s 'arrête un uterus ou une bistouquette, je viens leur dire un peu ma faocn de penser....

Savez vous que lorsque un ou deux parents desirant adopter veulent se lancer dans la procedure d 'adoption, il existe un temps de latence d 'environ 2 mois entre la premiere reunion d 'information et l' envoi du dossier complet stipulant que la volonté est toujours intacte? deux mois. C ' est le temps qu'il faut a toute femme désireuse d 'un enfant se rend compte qu' elle est enceinte, et intègre l' information dans sa tête et son corps....
Savez vous que tout parent adoptant se voit interrogé, depiotté, mis a nu, et complètement remis en question lors de plusieurs entretiens avec des travailleurs sociaux, ( autrement dit assistante sociale ) et psychologue. Savez vous que votre passé, votre vécu familial, votre maison , votre manière d 'être et de vivre sont complètement décortiqués.
Croyez vous vraiment que les dits travailleurs sociaux feraient toutes ces visites, tous ces entretiens, si ils ne pensaient pas qu'il soit important que les futurs parents adoptants aient construit et mûri leur projet?
Dites moi.... Est ce que les parents biologiques sont soumis a une enquête poussée lorsqu' ils décident de mettre la graine dans le ventre de maman? NON! Et pourtant ils sont peut être de mauvais parents? Qui sais? Mais eux, on ne leur dit rien, et ils ne sont pas soumis à ce genre de chose... Sous couvert de la filiation biologique "suprematielle"... Et combien de pères biologiques abandonnent leurs femmes enceintes, ou n'ont aucun contact avec leurs enfants biologiques?
Honnêtement, je pense qu' il faut arrêter de prendre les gens pour des cons. Il ne s ' agit pas là d 'adopter un chien, ou un poisson rouge; Il ne s 'agit pas d 'appeler le prochain chat " Caline" ou " chiffon"... Non il s 'agit d 'adotper un enfant, de le "porter" pendant le reste de son existence, de s 'investir émotionnellement d 'une grossesse administrative que personne ne vous reconnait, et d 'un espoir qu'il faut etouffer car rien n' est acquis, jamais.

Je suis estomaquée que certaines personnes pensent que choisir l' adoption alors que les parents en question ont deja des enfants biologiques est immoral, irresponsable et que ces parents là " piquent la place" aux autres.
Savez vous que tout les pays  ouvrant à l'adoption internationale mettent en place des conditions sinequanone qui vous ouvrent ou non l' adoption?
Savez vous que lorsqu' il s 'agit d 'une adoption en France, l adoption est mûrement réfléchie par un conseil de famille et que les parents sont triés sur le volet, et que toute decision est intentionnellement prise en toute collégialité?
Pour ce qui est de l' adoption internationale, des parents ayant déjà des enfants biologiques se dirigeront vers des pays qui leur ouvrent leur portes.
Par exemple, Haiti, n' ouvre pas ses portes à des parents ayant déjà des enfants biologiques et étant mariés depuis moins de 10 ans.
NON, on ne peux pas dire "tiens je vais aller adopter en république dominicaine parce que j' aime bien ce pays". Non, ce n’est pas possible.
Savez vous que dans le cas où les pays ouvrent leur porte a tout types de parents, il existe des critères définis par les travailleurs sociaux? Par exemple, un couple peut avoir le droit a adopter un enfant de plus de 5 ans, quand un autre pourra en adopter un de mois de 3 ans. du coup les dossiers sont repartis en fonction, et oui... les parents sans enfant sont prioritaires.
Alors, faut arrêter de nous prendre pour des cons, essayer de culpabiliser les parents adoptants en leur crachant au visage l' incompréhension de petits cerveaux qui ne sont pas capables d aller voir plus loin que le bout de leur nez. L' adoption est ARCHI légiférée. Elle est injuste dans le temps, car elle prend énormément de temps a se finaliser, mais elle est juste dans la répartition des priorités. La convention de la Haye, qui régit les adoptions a l' international, a été Ratifiée, par la majorité des pays proposant l' adoption internationale.

" Ho, c 'est bien ce que vous faites, il sera toujours mieux chez vous que la bas"...
Alors la je m'insurge.. déjà parce que la phrase doit être prise comment???? en bien ou en mal?
Et puis.... Croyiez vous vraiment que de déraciner un enfant soit simple pour lui? et pour les parents? Croyez vous vraiment qu' un enfant de 2 ans comprenne que si il suit ces deux personnes bizarrement blanches dans un autre pays a des milliers de kilomètres de la, il mangera du Nutella?
IL NE FAUT PAS penser que ce sont les parents qui adoptent.
Non, ce sont les enfants qui adoptent leur parents.
L' adoption ce n' est pas un droit a la parentalité pour les parents, non, c 'est le droit pour un enfant d 'avoir une famille.
Ce qui est tout a fait différent...
On ne met pas un enfant à notre disposition, on se met à disposition d 'un enfant...

Et a l' inverse, quand j' entend " de toute manière y a tellement de mômes qui crèvent de faim dans le monde". Peut être oui. Il y en a trop c 'est certain.
Les orphelinats sont pleins , c 'est vrai.
Mais pas d 'enfants a adopter...
De quoi? me direz vous?
Effectivement, la majorité des enfants présents dans un orphelinat sont "non adoptables" car confiés a l' orphelinat pour que celui ci subvienne a leurs besoins car les parents ne sont pas en mesure de les élever. Mais les parents etant toujours en vie, et un lien de filiation étant encore présents, ces enfants là ne peuvent quitter l' orphelinat et être soumis a l' adoption.
Parallèlement a ça, beaucoup d 'enfants ont vécu des drames, et sont jugés incapables d 'être adoptés car non adaptables à la vie dans un pays étranger et dans l' incapacité de gérer un déracinement.

" Oui mais c 'est pas pareil que d 'avoir eu une grossesse et de l' avoir attendu".
Autant vous dire de suite, qu' il est commun que des femmes étant en procédure d 'adoption aient des troubles de menstruations, prennent du poids, et se voient hormonalement complètement chamboulées.
Une adoption c 'est comme une grossesse. Mais sur le point émotionnel.
Alors oui un enfant adopté est attendu, et chéri peut être encore plus qu'un enfant naturel. Parce que c 'est un souffle au long court. c 'est un an de remise en question, de déballage affectif, et d intériorisation monstrueuse. Puis c 'est 2, voire 3 ans d' attente (dans le meilleur des cas), d 'idéalisations, d' espoirs et de désespoirs, de bonnes nouvelles et de catastrophes, pendant lesquelles les parents peuvent s' inquiéter de leur statut de parents, de la santé de leur enfant qui leur ai attribué mais qui se trouve a 10 000 Km de là. Et de leur capacité a le faire rentrer dans leur vie.

ET tout ceux qui sont là, a observer, juger et qui soumettent un jugent qui n' est pas valable, je ne leur dirai qu' une chose... continuez a regardez vos fesses et vos utérus..
La différence est là:  Si j' étais enceinte, tout le monde se rejouierai, car mon utérus serait une valeur sure. Le bébé aurait les yeux de grand maman ou le nez de grand papa. ET tout le monde s'y retrouverai.... Personne ne s 'interrogerai sur ma capacité a être une bonne mère. Ce serait un fait point.
L' adoption a quelque chose de dérangeant. peut être.
Mais si elle vous dérange, passez votre chemin...




C 'etait ma participation au coup de gueule du lundi de chez madame N:






lundi 8 avril 2013

Handicapée du coeur, paralysée des mots..



Mon coeur cède aujourd hui, d'avoir laissé trop longtemps mes mots muets.
Mes doigts engourdis ont du mal a trouver leur chemin sur le clavier noir de l'ordinateur.
Mes yeux rougis pleurent de ne pas savoir voir, ni ecrire ces mots que j' ai dans le coeur.

Je ne sais si etre heureuse ou tristes,
Je ne sais si etre confiante ou inquiete, 
Je ne sais qu' etre moi, et passer du rire aux larmes...

Je suis une handicapée des mots.
Je suis la, je tourne, je vire.
Je n'arrive pas a dire,
J' ose a eine penser,
Et je deborde de tout ces mots que je n'arrive plus a écrire, de toutes ces emotions enfouies la,
Entre le plexus solaire, et le coeur abyssal.
Et je suis là, je tourne, je vire,
Je tire la couverture,
A droite a gauche,
Et je ne sais pas ce qu'il me prend.
Quand moi, toujours, avide de mots,
Soucieuse des maux,
J' avais le mot juste a l'instant juste.
Je ne l'ai plus.
Je suis perdue dans un tourbillon d 'emotions,
La joie, la vie,
La tristesse et l'impatience.
Le bonheur, la lassitude,
L' amour, et la haine.

Et je suis là aujourd hui, muette a tout ceux la,
Ces mots qui me font passer d' un rire a une larme,
D 'une inquietude profonde, a une plenitude jouissive.

Je suis là aujourdhui muette a ceux qui devraient jaillir,
Pour exprimer toute mon impatience,
Quand ma raison prend le dessus, et m’empêche de sauter,
De toucher la lune,
Quand ma raison me dit, que non, je dois attendre, me restreindre,
Dans ma projection de mon futur, de mon amour.
Et ma raison qui me dit que peut etre, ce desir, ce bonheur qui m' attend sur la surface astrale ne sera pas pour moi.
Et mon coeur qui bondit, a l'idee que peut etre un jour je connaitrai ce bonheur là...
Aller cueillir une rose sur la surface de la lune.
Pour aller la déposer au creux des mains de ce troisieme enfant qui sera mien.

Et d ici là, cette emotion qui m'emplira, qui me tiendra, celle que j ai reflechi pendant tant d 'années, celle que j'ai peut etre idealisée, me rendre peut etre muette.

Muette a ce nouveau sentiment, celui de preparer l'echelle.
Celle qui me permettra peu a peu de me rapprocher de la lune.
Pour aller y cueillir mes reves les plus fous...

La semaine prochaine, nous rencontrons l' equipe des services sociaux a l'enfance de notre departement Pommier et moi.
La semaine prochaine, nous commencerons notre chemin vers notre troisieme enfant.
Mais aujourdhui. Mon coeur deborde. Et le smots sortent en vrac, fait de brics et de brocs... faits de mes espoirs, de mes doutes, de mes craintes et de mes certitudes....