En procédure d' adoption pour un petit bout de chou du Viet nam, notre aventure...
lundi 5 décembre 2016
La lueur derrière la porte...
Alors... tout est possible, celui qui se tapissait au plus profond de nous, qui nous avait peu à peu quitté jusqu' a se recroqueviller sous la dernière feuille morte de notre arbre d 'espoir frémit, et recommence à bouger.
Alors, omnibulés par cette promesse d avenir, par cette vie inconnue qui peut être s offrera à nous se concrétise.
On touche du doigt cet éphémère possible, cet indescriptible "je ne sais pas", et, menés par notre curiosité somme toute humaine, nous espérons que cette porte s 'ouvre... juste un peu plus...
Juste un peu plus, pour qu' enfin nous puissions continuer à vivre pour notre futur, que nous puissions lutter dans ce présent pour la promesse de notre avenir, pour la réalisation de tous nos projets.
Une porte, puis deux, puis peut être trois s 'entrebâillent et me laissent là, guettant les lueur d espoir qui s offre à moi.
Je ne veux pas y croire, mais si je n' y crois pas, autant tourner le dos.
Je ne veux pas me réjouir, mais si je ne me réjouis pas, alors autant m' asseoir,
Je ne veux pas avoir d 'espoir... mais si je n' ai pas d 'espoir, alors pourquoi me tenir debout?
Non, je regarde, je spécule, je projette, je n' avance pas... non, pas tant que la porte ne se sera pas ouverte, juste un peu plus.
Pas tant qu' une main bienveillante ne m' aura pas invitée a la rejoindre.
Mais ce qui est bien, dans mes portes ouvertes vers mon troisième enfant venu d ailleurs, c 'est que elles peuvent toutes s ouvrir en même temps.
Elles peuvent aussi se refermer, toutes, mais si je m assoie, si je tourne le dos, il est certain que je ne les verrai pas.
Alors je la regarde la lumière, je la contemple même, je la scrute assez fort pour que ces mains bienveillantes me sentent, là juste derrière.
Je suis maman déjà, de 3 enfants.
La seule différence est que je ne connais pas encore mon dernier enfant.
A moi d 'être là à l' ouverture de la porte qui me mènera jusqu' à lui.
mercredi 30 novembre 2016
et pourquoi 3?
lundi 4 janvier 2016
Souris Pomme
Les mots me sauvent,
C 'est comme ca,
Sinon mes sentiments m aliènent,
Me convertissent en une bête misérable dépourvue de sens, de logique,
Ils interdisent a cette bête émotionnelle de prendre le pas sur l humain que je suis.
Les mots s échappent souvent,
l appel de la plume, du clavier,
qui me laissent, après quelques minutes d une lutte frénétique,
fatiguée, épuisée, vidée.
Vide qui m' envahit trop souvent ces derniers jours...
Je me trouve errant, dans le couloir de ma maison, dans la cuisine, sans avoir envie de rien, a part de jeter des bouteilles a la mer. Sans pouvoir vraiment parler a quiquonque de ce vide .
Je m' occupe, j' essaie de maintenir mes yeux, et mes mains occupés, sur des espoirs futiles, sur des "si" chimériques les yeux rivés devant cet écran d ordinateur qui est devenu ces derniers jours mon meilleur ami, qui me guide là ou je veux, sans juger.
Le vide. sans mots dedans, sans émotion dedans. sans rien. juste le vide.
ET je me sens happée par lui, alors je m' accroche. Si fort que ça en fait mal.
Il serait parfois si facile de tout laisser tomber, de se laisser porter, de se laisser vivre, et être, juste comme ca.
Sans aspirations, sans but, sans objectif.
Mais a quoi bon?
La vie ne vaut pas d etre vecue si elle ne vous permet pas d aspirer a quelque chose.
Etre quelqu' un de meilleur par exemple serait une bien meilleure occupation pour mon esprit qui tourne et retourne.
Toute ma vie, mes projets m ont portee jusqu'a aujourdhui, là, maintenant, devant mon ecran d ordinateur.
Et ma seule aspiration ne depend plus de moi. elle depend des autres, de ceux qui decideront, un jour peut etre, que ne nous ne serons pas e bons parents, ou que nous ne conviendront pas dans cette nouvelle vie de parents adoptants.
Je ne peux pas crier au et fort, que je serai meilleure qu' une autre, car ce n' est pas le cas, loin s en faut.
mais je suis... desoeuvree.
Dans ma vie de femme, de mere, dans mon moi.
Je pourrai me mettre au scrapbooking, au tricot, ou peut etre reprendre le piano.
Mais a quoi bon, je reviendrai toujours au meme point essentiel.
Je suis la.
ET je ne supporte pas de ne pouvoir rien faire.
D attendre.
et de ne pas etre maitre de ce qui arrivera plus tard.
Alors voila, j ecris, parce que je jette des bouteilles a la mer, parce que ca me fait du bien d ecrire, parce que ca me fait du bien d' entendre le cliquetis des touches sous mes ongles, parce que je vois inlassablement les lignes se remplir et que j' ai l impression que mon vide est un peu moins vide.
Souris pomme.
tes mots t ont remplis aujourd'hui.
Jusqu' a demain peut être.
Souris Pomme.
Fais bonne figure, serre les dents, et peut etre qu' un jour, la fee bleue viendra t aider a toi aussi.
Souris pomme.
TU as tout pour être heureuse.
Souris pomme.
C 'est pas si mal.
C 'est juste toi qui a un souci...
Toi et tes désirs d enfants, vous êtes juste... ridicules...
mardi 22 décembre 2015
La loterie parentale...
Pour notre adoption.
Ce projet qui nous tiens en haleine depuis maintenant plus 3 ans. Pour lequel nous avons un agrément depuis 2 ans et demi maintenant.
L' adoption, c 'était mon troisième enfant. Celui qui se fait tant désirer dans mon coeur, dans ma tete, dans ma chair.
Nous avons décidé d adopter parce que nous nous sentions proches, dans nos tripes, dans nos sentiments, de cette parentalité. Nous avons fait le choix d adopter par désir, et non par force.
l' adoption n a pas été un non choix. Mais un vrai choix.
Hier, nous rencontrions donc l assistante sociale, pour lui montrer, fièrement, notre nouveau nid familial, notre nouveau chez nous.
Notre berceau.
Avec l' espoir que, peut etre, notre maison, notre nid, jouerai en notre faveur.
Mais, tels ont été les mots de l' assistante sociale...
Nous aurions "plus de chances de gagner a l euro million que d etre apparentés un jour dans l 'optique d 'adopter".
Donc voila, c 'est dit.
Nous n' aurons jamais la possibilité d avoir ce troisième.
Il nous faut pour adopter, revoir nos acceptations de Handicap, et aussi revoir nos acceptations d origine nationale des enfants.
En gros nous n' avons plus trop de choix. Handicap, et étranger.
En nous lancant dans cette aventure nous savions pertinemment que l adoption ne serait pas un long fleuve tranquille, et que, deja parents de 2 enfants biologiques, nous ne serions pas " aidés".
Mais j 'avoue être un peu septique.
Pourquoi nous avoir donné un agrément? pourquoi nous dire, 3 ans plus tard, que nous ne pourrons jamais être parents adoptants?
Aujourd'hui, et peut être que demain ce ne sera plus le cas, je suis dans un état de " lachage". Je n' ai même pas la force, ni l 'envie de me battre.
Mon espoir a ete rasé.
Je ne suis pas triste,
Mais plutôt apathique, vidée de sentiments.
Je m apprête a faire une croix. Parce que je ne suis pas prête a garder un espoir vain attisé encore longtemps. Parce que peut etre, ai je fait une erreur en pensant que rien n' est impossible. parce que peut etre le jeu n en vaut pas la chandelle, et que lutter contre les administrations me semble trop insurmontable.
Toujours est il, peut etre devrait je effectivement jouer a l 'euro million.
Peut etre non.
Peut etre dois je poursuivre dans la voie de l adoption.
Peut etre pas.
Peut etre dois je envisager d autres chemins, vers une nouvelle parentalité.
Mais ce desir d enfant, et tellement présent.
Tellement ancré.
Tellement dans ma chair, et mon coeur.
Que cela va etre compliqué je sens!
dimanche 13 juillet 2014
A toi qui m attend
Je sais que tu respires, en meme temps que moi, sous le meme ciel, sur la meme terre, mais que tout nous separe.
Je ne sais pas qui tu es, je ne connais ni ta voix, ni tes yeux, ni ton grain de peau.
Je n ai pas pu sentir encore l odeur que tu portes, et je n ai pas pu te presser encore pres de mon coeur.
Je sais que tu es la, quelque part, dans cet infini qui s ouvre a moi.
Depuis cet appel, je pense a toi quand tu ne sais pas encore que j existe.
Depuis cet appel, mon coeur s ouvre puis se ferme au grés de mes crises d angoisses.
Depuis cet appel je n ai jamais eu aussi peur de perdre ce que je n ai pas encore.
Je suis la, et je ne suis pas prete a te laisser partir.
Et j ai peur...
Car je ne t ai jamais eu dans mes bras,
Mais je t ai eu dans mon coeur.
Car je ne t ai jamais bercee a la nuit tombee,
Mais je me suis accrochée a l espoir de le faire.
Car je ne sais pas comment tu t appelles,
Mais je sais qui tu es dans mon coeur...
Ce coup de telephone,
Cette consécration,
Continues a croire qu une maman viendra.
Elle n a peut etre jamais ete aussi proche.
Je n ai jamais ete aussi prete.
samedi 10 mai 2014
Ce petit Troisieme...
Celui qui est dans mon cœur, mais qui ne sera jamais dans mon ventre. Celui qui pourtant est dans ma tête, tous les jours que Dieu fait.
Celui qui est dans mon cœur, mais qui ne sera jamais dans mon ventre, même si j' éprouve cette sensation de " grossesse", avide de la fin, de la connaissance, de ce premier regard....
Celui pour lequel nous nous mettons à nu depuis plus d un an.
Celui qui fera de moi cette vraie maman, celle qui ne le deviens pas pour se sauver elle même ( cf article "sauvetage").
Je ne saurai expliquer cette sensation, cette envie...
On m a demandé de l expliquer tant de fois, on m a demandé de mettre tant de mots dessus que cela en devient déroutant.
Être maman, devenir maman, cela est il si réfléchi? N y a t il pas une part de " tripes" dans cette envie la?
Pommier et moi nous sommes tournés vers l' adoption car je ne suis pas en mesure de porter ce troisième enfant sans mettre ma vie en danger.
Nous nous sommes posé, je crois, les bonnes questions. A savoir les difficultés d attachement, les difficultés psychologiques et les besoins innérants au passé de cet enfant qui n' aura pas été mien depuis sa naissance, un enfant que je n aurai pas su protéger dés ses premiers instants.
Mais ce petit troisième... celui la même que j essaie de ne pas m imaginer, garçon ou fille... bébé ou petit enfant... je me rend compte qu il est dans mes tripes quand même. J en parle comme s' il ou elle était déjà là. Je prend des décisions, je conçois ma maison, je tisse ma vie actuelle et future autour de lui/elle.
Je m' engage, sans m en rendre vraiment compte, un peu plus chaque jour, vers ce futur commun.
Cet enfant, je l' attend, impatiemment...
Il me tarde de voir sa frimousse, d entendre sa voix. De sentir son odeur, même si elle n' est pas mienne. Je prépare sa vie future déjà... avec sérénité parfois et inquiétudes aussi.
Mais il est la... ce petit troisième...
Dans mes tripes, dans ma tête...
Et même si on nous a donner le droit de nous mettre en quête de lui, même si nous avons "postulé" dans beaucoup de conseils généraux de France, nous ne l aurons peut être jamais.
Je n' arrive pas a me faire a l idée...
Alors je regarde devant, j essaie de ne pas me dégoûter de l' attente...
Et je rêve...
Je rêve de cette famille a 5... comme les 5 doigts de ma main...
Et je rêve... de cet enfant qui fait déjà partie de mes tripes et qui j espère entrera vite dans mon cœur.
Mais ce que j espère plus que tout...
C est d entrer dans le sien....
Telle est la vraie question de la parentalité adoptive.
Malgré toute notre motivation, notre amour a revendre, notre enthousiasme, notre empathie, Le lien se fait a 3: les parents et l' enfant....
Et si ça ne marchait pas?
Et si il ne m' aimait pas?
Et si l adoption ne se faisait tout simplement jamais?
Je me laisse aller a croire qu un jour tout cela sera dernière nous,
Quand je serrerai dans mes bras ce petit corps d enfant... mon troisième enfant... le petit dernier... celui qui aura été tant attendu et pour lequel nous auront tant lutté.
samedi 3 mai 2014
Le sauvetage
Que mon coeur se noircissait de pensees egoistes,
Que mon ame etait blessee, trahie, et, je le croyais, condamnee.
Alors que le monde entier se dressait devant moi,
Que l épreuve etait trop dure, trop ereintante,
Qu elle me renvoyait dans un etat de miserabilité, de faiblesse, de solitude,
Il etait là, lui.
Petit etre blond, aux grands yeux bleus,
Touché lui aussi par la trahison, la tristesse et le manque,
Il a su me prendre la main, moi l adulte, et me conduire,
Il m a amené où je n'aurai jamais pu aller seule....
Il m a porté,
Il m a sauvée
Mon sang, ma chair, mon fils...
Il m a sauvée de ce desir de non vie, de cette "moi" qui aurait pu tomber...
Affamé de drogues medicamenteuses,
Friand de pathologies annexes,
Me criait de baisser les bras, de me laisser aller,
Enfin...
L idée, l espoir, le desir, la force, la vie,
Ont germé, là, au fond, tapis dans l ombre...
Et la representation, grandissante, jour apres jour,
Envers et contre tous, et surtout contre ce mal qui me rongeait,
A pris possession de mon coeur et de mon ame.
Me donnant assez de force, enfin, pour la lutte.
Car mon ame, seule, mon corps, seul, n etaient plus raisons suffisantes,
Il te fallait toi,
Mon sang, ma chair, ma fille.
Il te fallait exister, dans mon ventre,
Pour me sauver...de ce corps qui n est plus le mien desormais.
Dont je ne sais pas encore le prenom, ni le sexe, ni l age.
Toi qui aura ete voulu, désiré et attendu, plus qu aucun autre,
Toi qui aura ete l objet d un périple parental,
Tu sauveras toi, cette idee de n avoir su etre mere que par necessité,
Tu sauveras ce que je suis, une mere.
Vous serez tout les trois le pourquoi de mes matins, et de tous mes instants.
Vous serez tout les trois le pourquoi de mes levres esquissées en sourires.
Tu auras sauvé mon coeur.





